— JEAN KAPSA

Nous serons de retour sur le ring avec Festen pour une nouvelle édition du Rixe Club « Cold War » le 7 décembre à La Marbrerie à Montreuil.

Cold War

Dans une ambiance sous haute tension, Moscou et Washington envoient leurs combattants les plus redoutables mettre un poing final au conflit sur le ring de La Marbrerie. Le grand vainqueur sera désigné par le public au terme de 8 combats de boxe haletants avec des boxeurs du Battling Club Paris et des combattant(e)s du Cercle de boxe de Paris.

Dans une atmosphère irréelle de bunker soviétique, 16 compétiteurs qu’on croirait tout droit sortis d’un film d’espionnage vont s’affronter au rythme des envolées jazz du groupe Festen avec un thème musical spécialement conçu pour l’occasion.

Illustration © Simon Bournel
Rixe Club : Cold War

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Notre interprétation de la Sarabande de Haendel, enregistrée live au Studio de l’Ermitage à Paris le 27 septembre. Titre issu de l’album de Festen Inside Stanley Kubrick.

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La diffusion en direct sur France Musique du concert d’hier soir au Studio de l’Ermitage avec Festen est disponible en podcast, et il s’agit du premier des deux sets.

Le concert de l’année dernière, au même endroit et également diffusé sur France Musique dans le cadre du festival Ermi’Jazz organisé par le label Laborie, est toujours disponible à l’écoute. Il s’agissait du concert de sortie de notre album Inside Stanley Kubrick.

Voici la setlist d’hier soir :

1er set

  1. Day One (Hans Zimmer)
  2. My God is the Sun (QOTSA)
  3. She Wants to Dance (Festen)
  4. Family Tree (Festen)
  5. Sometimes (Pearl Jam)
  6. Trio Op.100 (Schubert)
  7. Spartacus Love Theme (Alex North)
  8. Once Upon a Time in America (E. Morricone)
  9. Burning Head (Festen)
  10. Bomb Run (Laurie Johnson)

2ème set – Inside Stanley Kubrick

  1. Fidelio (Festen)
  2. Music For The Funeral of Queen Mary (Purcell)
  3. Lolita Part 1 (Festen)
  4. Spartacus (Festen)
  5. Fear And Desire (Festen)
  6. Also Sprach Zarathustra (Strauss)
  7. Sarabande (Haendel)
  8. Shadow Boxing (Festen)
  9. Lolita Part 2 (Festen)
  10. Mickey Mouse March (Jimmie Dodd)
  11. Overlook Hotel (Festen)

Photo © Oliver Degabriele

Jean Kapsa au Studio de l'Ermitage à Paris

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De retour d’un extraordinaire séjour de trois semaines au Constellations Summer Camp au Théâtre Medresesi en Turquie, dont il serait trop long (ou trop tôt) de raconter les richesses de son contenu ici, à peine rentré en France je retrouve mes camarades de Festen le 13 septembre à Saint-Malo, ville où nous avons déjà joué plusieurs fois, cette fois-ci pour un concert dans la cour du château dans le cadre du festival Hello Birds. Nous profitons d’un moment avant le concert pour marcher sur les remparts et admirer la vue sur la mer et le Fort National. Le concert commence avec plus d’une heure de retard à cause d’une panne d’électricité sur la scène mais cela ne démotive ni le groupe ni les organisateurs. Peu après le concert, on nous invite pour un visite privée dans les coursives et terrasses supérieures du château, de nuit donc et à l’éclairage de nos téléphones. Nous accédons au toit et cela nous permet d’observer la cour intérieure d’un côté et la mer de l’autre depuis un point de vue en hauteur. À un moment je m’éloigne du groupe avec Jean Stengel (notre ami bassiste qui remplace Oliver ce soir-là) et nous dérivons vers un escalier sombre qui descend vers une autre plateforme déserte, au bout de laquelle nous tombons sur un étroit tunnel à hauteur d’homme. Malheureusement aucun de nous deux n’aura le courage de traverser au milieu des insectes rampants pour aller voir ce qu’il se trouve de l’autre côté.

Fort National de Saint-Malo Festen dans la cour du Château de Saint-Malo dans le cadre du festival Hello Birds

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Tiyatro Medresesi, Serince, Selçuk/Izmir, Turquie

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Un passage à Istanbul pour trois jours avant de commencer le Constellations Summer Camp à Sirince près d’Izmir, à près de 400km plus au sud. À Istanbul, séjour et visite du quartier de Fatih et la Mosquée de Solimane le Magnifique, un arrêt par le tea garden du Sultan II Mahmud, puis plus loin à Sultan Ahmet, la Mosquée Bleue, Sainte-Sophie et Sainte Irène, sans oublier le Palais de Topkapi. Retour par Eminönü (la prononciation nasillarde de ce mot en Turque est fantastique) en passant par Hafiz Mustafa 1864 et le Marché aux Épices. Un autre périple, du côté asiatique cette fois, dans le quartier de Moda en prenant le ferry Eminönü – Kadiköy puis en marchant au fil des rues jusqu’au parc de Moda Sahil ; retour par le même quartier, mais pris dans le fil d’une petite manifestation avec les restes de gaz lacrymogène qui piquent la gorge, changement d’itinéraire pour aller dîner à Moda Caddesi avant le retour au ferry qui offre sur le trajet une vue superbe d’Istanbul de nuit. Enfin une autre excursion du côté de Kuloglu Mahallesi et de ses belles ruelles escarpées, en passant par le café Zanaat et en arrivant trop tard au Musée de l’Innocence pour le visiter. Terminer par la terrasse de l’excellent Sur Restaurant (Hotel Villa Zurich) avec une vue imprenable sur Istanbul. Tout cela n’est pas indiqué dans l’ordre de mes visites mais plutôt regroupé par quartier. Peu importe. Ce fut un beau début dans cette ville étonnante.

Eminönü, Istanbul Mosquée de Soliman le Magnifique à Istanbul Kadikoy-Eminönü Marché aux Epices à Istanbul Moda Sahil Park, Istanbul Istanbul Fatih

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De retour d’un concert avec Festen au Sziget Festival à Budapest où nous étions programmés à la House of Hungarian Music – Jazz Stage, l’une des dizaines de scènes musicales présentes sur l’Ile du Sziget plantée au milieu du Danube et séparant Buda et Pest. Nous arrivons la veille et en profitons pour marcher le soir depuis Király jusqu’aux bains de Lukács, en passant par le Pont Marguerite, puis le lendemain du marché couvert de Fóvám à Deák Ferenc tér en se perdant dans les rues du centre et avec une vue lointaine sur le Pont des Chaines. Un chauffeur passe nous prendre dans l’après-midi pour nous emmener sur l’île. Les contrôles de sécurité sont multiples et soignés. Le van nous transportant est fouillé et lorsqu’on scanne notre bracelet de festival au dernier point de contrôle après l’entrée, notre photo s’affiche instantanément sur le téléphone du gardien. Nous continuons le chemin de terre en longeant des centaines de tentes éparpillées de manière très dense et non ordonnée au milieu de détritus. On peut en déduire que c’est la fin du festival. Peu après, le van est bloqué, nous terminons le chemin à pieds jusqu’à la scène au milieu d’une foule délurée. Certaines personnes portent un masque sur le visage et je comprendrai tardivement que c’est pour se protéger de la poussière sans cesse remuée. Nous profitons d’un temps libre entre la balance et le concert pour faire un tour dans cette immense fête qui regroupe concerts et attractions en tout genre. Il faut parcourir des kilomètres pour en faire le tour. Le concert passé, nous repartons sur les chemins de traverse qui nous perdent parfois, pour arriver à nouveau devant la scène principale, bondée cette fois-ci, qui accueille le groupe Foo Fighters avec Dave Grohl à la guitare et à la voix. Nous passons un bon moment mais c’est plutôt lorsque ce dernier prend la batterie le temps d’un morceau que nous nous réjouissons à l’écoute de son jeu lourd et précis, nous rappelant son rôle dans Nirvana, d’autant plus que le guitariste Pat Smear est aussi sur scène. Nous parcourons ensuite encore quelques kilomètres ce soir-là pour trouver notre lieu de ravitaillement prévu par l’organisation, jusqu’à ce que l’orage arrive et nous pousse à quitter cette île mystérieuse et à rentrer à l’hôtel. Quelques heures plus tard nous sommes déjà dans l’avion de retour pour Paris. Plusieurs passagers sont remplis de boue jusqu’au genou, je pense alors aux campeurs surpris par la pluie. Un autre a sa barbe teinte en vert et rose à paillettes. Beaucoup s’endorment rapidement. Il se trouve que le saxophoniste Chris Potter est aussi dans cet avion avec son trio. Je me repasse en tête son morceau Rumples avant le décollage.

L'Ile Marguerite à Budapest Le Danube à Budapest Le Pont Marguerite à Budapest Festen en concert au Sziget festival à Budapest Le Parlement de Budapest

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Retour des trois concerts avec Festen dans la Drôme et en Ardèche les 31 juillet, 1er et 2 août. Le premier soir en plein air au festival Crest Jazz Vocal, un concert particulièrement émouvant pour moi puisque ce fut un retour aux sources. Une région que je connais bien pour y avoir grandi, une ville dans laquelle j’ai pris des cours de piano jazz étant adolescent, un festival dans lequel j’ai passé du temps dans mon enfance et où j’ai pu assister à de nombreux concerts et rencontres. La balance ne fut pas facile entre le soleil brûlant et les bourrasques violentes qui transportaient la poussière. [^Diana] Heureusement des conditions fantastiques furent réunies à l’heure de notre concert : le soleil se coucha, le vent faiblit progressivement, l’air tiédit agréablement, la tour de Crest s’illumina, les Trois Becs et Roche Colombe devinrent des silhouettes sombres et bienveillantes. L’acoustique sur scène était excellente, ce qui n’est pas toujours évident pour les concerts amplifiés en extérieur où le son part dans tous les sens sans rebondir. Nous étions prêts et ce fut une magnifique soirée.

Photos © Philippe Périé.

Festen en concert au festival Crest Jazz Vocal Festen en concert au festival Crest Jazz Vocal

Le deuxième soir se passa dans un contexte complètement différent. Nous avons pris la route et emprunté la sinueuse Côte du Pin entre Saint-Peray et Lamastre pour arriver dans le hameau perché de Coudiol. J’ai été accueilli plusieurs fois dans cet endroit inspirant pour faire des concerts privés avec différentes formations, mais jamais avec Festen. C’est toujours un grand plaisir de jouer dans des cadres intimistes et en acoustique, ici dans un salon ouvert en L vers la terrasse plongeant sur l’Ardèche, avec le piano quart-de-queue faisant l’angle de cette ouverture. Nous jouons un set aménagé qui mélange le répertoire du dernier album Inside Stanley Kubrick avec d’anciens morceaux. 

Coudiol, Ardèche

Le troisième et dernier concert se déroula au théâtre du Bisse à Mirmande, un lieu habituel pour moi, mais qui là encore n’avait jamais vu passer le quartet Festen. Tous les ans depuis 2005, le théâtre du Bisse – ainsi que la Grande Maison située juste à côté – me permet d’expérimenter différentes formations et différents répertoires (solo, duo, trio, quartet ou création avec le Quatuor à Cordes de Mirmande). Comme à Coudiol nous jouons en acoustique et nous adaptons le répertoire à la pièce. Pendant notre installation, nous avons l’idée de tenter une nouvelle disposition en nous plaçant en cercle au milieu de la pièce, l’un en face de l’autre, avec le public tout autour (nous avions déjà voulu tester ce placement au Studio de l’Ermitage à Paris, une salle qui pourrait bien s’y prêter, sans pouvoir le mettre en pratique). L’expérience ici fut convaincante et nous espérons la renouveler bientôt.

Festen en concert au Théâtre du Bisse à Mirmande

Souvenir de 2008 lors de notre passage en trio dans ce même théâtre. Dessin de Solène.

Dessin de Solène au Théâtre du Bisse à Mirmande en 2008

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De retour du festival Jazz in Marciac où nous jouions les 27 et 28 juillet avec le ReBop, groupe mené par le batteur Raphaël Chevalier Duflot. D’habitude en sextet, nous sommes là programmés exceptionnellement en quartet et nous devons donc adapter le répertoire récemment enregistré et publié sur l’album The Leap. Raphaël Chevalier Duflot à la batterie, Manu Forster à la contrebasse, Pablo Arias au saxophone alto, et moi-même au piano. Nous sommes prévus sur le festival bis, les concerts ont donc lieu deux fois par jour, sur deux jours et sur deux scènes différentes, sur la place du village et au bord du lac. Cette formule n’a pas changé depuis 2008, première fois où je jouais dans ce festival avec le quartet Back mené par Benoit Berthe, si l’on ne compte pas les deux concerts dans la salle de l’Astrada avec ce même groupe. Le 27 juillet nous commençons donc le 1er set sur la place de Marciac, la canicule est passée et pour une fois il fait relativement frais sous l’immense tonnelle qui protège la scène et les spectateurs. De bonnes conditions pour jouer. Après 30min de jeu, le groupe a bien pris ses marques et il y a une bonne communion sur scène. En même temps, le ciel s’assombrit et ne présage rien de bon. Une bruine fine se met à tomber et le vent se lève. L’abri de la tonnelle ne suffit pas et les spectateurs sortent les parapluies tandis que le concert continue. Je tourne la tête de part et d’autre pour faire un rapide état des lieux qui s’avère plutôt rassurant. Pourtant, en moins d’une minute la bruine devient pluie diluvienne, le vent forcit et l’eau commence à atteindre la scène et les instruments. Pris dans le déluge, quelques spectateurs courageux gardent leur place en enfilant leurs meilleurs habits de pluie, mais nous devons interrompre le concert et annuler le suivant prévu au lac. La deuxième journée n’est heureusement pas écourtée et nous jouons les deux sets sur la place et au lac.

Photos © Laurent Sabathé.

Le ReBop en concert au festival Jazz in Marciac sur la place du village Le ReBop en concert au festival Jazz in Marciac sur la place du village

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De retour du Millau Jazz Festival où nous jouions avec Festen le 18 juillet dans les Jardins du Château de Sambucy, un lieu verdoyant et inspirant. Quelques minutes avant de monter sur scène, sur le chemin depuis la loge, les discussions du groupe ont porté sur l’astronomie. Jupiter et Saturne étaient clairement visibles au dessus de l’horizon et du public. Je rappelai alors à mes camarades que la lumière que nous percevions était en fait âgée de plusieurs minutes (43 pour Jupiter). Maxime me demanda si le point brillant rouge à droite de Jupiter pouvait être Mars, mais il s’agissait en fait de l’étoile Antarès, distante de 550 années-lumières, donc la lumière datait de 1469. Cette année-là, Léonard de Vinci devenait élève apprenti dans un grand atelier d’art de la Renaissance à Florence. Le concert commença, et nous n’étions pas au bout de nos réjouissances stellaires. Pendant la courte pause avant le dernier morceau, nous levâmes les yeux vers le public, puis vers le ciel où une lueur vive attira notre attention. La lune se levait juste au dessus de la colline, d’abord un fragment, puis tout au long du morceau Overlook Hotel elle se dévoila pour finalement apparaitre pleine et entière en fin de concert. Ce fut l’expérience de notre première conjonction musicalo-astronomique : Jupiter-Saturne-Lune-Festen.

Château de Sambucy

Photos suivantes © Aurélien Trombeau.

Festen en concert au festival Jazz à Millau Maxime Fleau en concert au festival Jazz à Millau Festen en concert au festival Jazz à Millau Jean Kapsa en concert au festival Jazz à Millau Festen en concert au festival Jazz à Millau Damien Fleau en concert au festival Jazz à Millau Festen en concert au festival Jazz à Millau

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